«Main tendue» de Macron à la droite: LR contre-attaque

Après l’appel d’élus de droite à saisir la « main tendue » de Macron, François Baroin réplique par un contre-appel, qui sera soumis aux candidats LR et UDI aux législatives.

Les Républicains (LR) vont préparer un contre-appel qui sera soumis aux 577 candidats de la droite et du centre aux législatives, en réaction à l’appel de plus d’une centaine d’élus LR et UDI à « répondre à la main tendue » par Emmanuel Macron, a-t-on appris ce mardi de sources concordantes.
François Baroin, chef de file du parti Les Républicains pour les élections législatives, a fait cette annonce devant une soixantaine de députés LR réunis en fin de matinée à l’Assemblée. Les présents ont désapprouvé l’appel lancé lundi par près de 30 élus LR et UDI, dont Thierry Solère, Benoist Apparu, Nathalie Kosciusko-Morizet, ou encore par Jean-Louis Borloo.

 

120 élus LR veulent saisir la « main tendue »

NKM a déclaré mercredi sur France 2 que le nombre de signataires de l’appel de lundi se montait à « 120 », dont sept parlementaires. Parmi ces 120 personnes figure un grand nombre d’élus qui avaient parrainé cette élue de l’Essonne et ancienne ministre pour la primaire de la droite fin 2016.

« Le plus sûr pour avoir une politique de droite et du centre, c’est d’avoir une majorité de droite et du centre », a martelé lors de la réunion au Palais-Bourbon le sénateur-maire de Troyes François Baroin, selon des propos rapportés.

« C’est soit En Marche!, soit LR »

« Les Français ont droit à la clarté. Tôt ou tard, il y aura une demande de reclarification de la droite et du centre face à un président attrape-tout », a aussi déclaré Laurent Wauquiez, vice-président de LR et député de Haute-Loire, au lendemain de la nomination à Matignon du député LR Edouard Philippe.
Selon Laurent Wauquiez, également président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « ce n’est pas une main tendue » de la part d’Emmanuel Macron, « parce que rien n’a changé dans son programme. C’est un achat de personnalités, à coup de portefeuilles ministériels ». « Il faut choisir: c’est soit le gouvernement, soit LR ». Idem pour les législatives, on est « soit En Marche!, soit LR. Ce n’est pas les deux », a-t-il lancé.

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