Julien Guaquier, seul candidat du vote blanc dans le Pas-de-Calais

S’il est élu, Julien Guaquier, 23 ans, utilisera une « plateforme consultative » pour sonder les citoyens avant chacun de ses votes à l’Assemblée.

«  Nous n’incitons pas au vote blanc, précise d’entrée de jeu Julien Guaquier, notre mission est de représenter les électeurs qui ne sont pas pleinement convaincus par les programmes présentés par les autres partis.  » Le candidat aux législatives dans la 9e circonscription, âgé de 23 ans, imagine déjà bien la suite. D’abord, faire adopter une loi pour la reconnaissance du vote blanc. «  Cet engagement, souligne-t-il, est au cœur de l’action de notre association, le Parti du vote blanc, depuis plus de cinq ans.  » Selon lui, « 86 % des Français y sont favorables  ».

Halte aux diktats des clans ou des partis

Ensuite, faire participer directement les citoyens au vote des lois. «  Une fois élus, explique le Fouquereuillois, les députés du vote blanc proposeront aux électeurs de leur circonscription une plateforme en ligne permettant leur consultation et leur participation au vote des projets et des propositions de lois.  » Et de développer : «  Dans ce système participatif, les décisions des élus ne peuvent plus être dictées par les intérêts d’un clan ou d’un parti.  » Chaque député de l’éventuel groupe Vote blanc devra d’ailleurs rendre compte de son mandat via cette plateforme.

Et si le vote blanc est le plus important des suffrages ? «  On annule l’élection et de nouveaux candidats doivent se présenter, avec des programmes plus réalistes et surtout plus proches du terrain. C’est une manière pour les citoyens de s’exprimer, quel que soit le type d’élections, et de taper du poing sur la table sans être obligés de choisir un extrême.  »

« Démocratie rénovée »

Julien Guaquier, partisan du vote blanc reconnu et révocatoire, insiste : « Nos candidats sont des citoyens, des femmes et des hommes libres de toute attache partisane, rassemblés autour de valeurs fondamentales, volontairement épurées de toute orientation politique, et engagés au service d’une démocratie rénové « 

Le jeune homme est né à Amiens, a vécu son enfance à Béthune puis à La Gorgue. Il habite Fouquereuil depuis une dizaine d’années. Cette année, il passe une licence de communication par alternance dans l’entreprise Bridgestone. Dans son cursus, il a aussi représenté les étudiants. Parmi ses passions, la moto, cross ou de route. Il est d’ailleurs président de la Fédération nationale des motards de France depuis 2012, une instance dans laquelle il anime le réseau des bureaux départementaux et régionaux, et gère la communication externe.

Source VDN

NDLR : C’est le Début d’un autre début(ici)

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