Petit éloge de l’incompétence

 

Pourquoi a-t-on choisi ce livre ?

Le livre rappelle deux enseignements essentiels aux managers : puisque chacun est par nature incompétent dans certains domaines, il convient

1) d’encourager le travail en équipe pour faciliter le transfert des connaissances ;

2) de favoriser la mobilité professionnelle et intellectuelle en imaginant, par exemple, une prime à la mobilité plutôt qu’une prime à l’ancienneté qui encourage le statu quo.

L’incompétence, une compétence comme les autres ? Michel Claessens, directeur du service de communication du programme ITER (projet de réacteur thermonucléaire expérimental d’envergure internationale) suggère à chacun de reconnaître la face cachée, quasi honteuse, qu’est son incompétence naturelle. Et pour cause : celle-ci peut aussi libérer des énergies créatrices. Elle est, sous certaines conditions, sinon une ressource nécessaire, un facteur de progrès. Premièrement, parce que faire l’impasse sur son incompétence peut s’avérer dangereux. Deuxièmement, parce que la majorité des innovations nécessite la combinaison de compétences diverses, ce qui implique de savoir reconnaître ses propres limites. Pour autant, n’est pas incompétent qui veut, précise l’auteur. Dans ce contexte, il suggère de faire un « saut de l’incompétence» qui consiste à « décider à un moment donné de franchir les frontières et d’affronter l’inconnu », quitte à faire une pause à l’instar de Florence Aubenas, qui interrompu une brillante carrière de journaliste pendant six mois pour mener une enquête sur les emplois précaires en allant jusqu’à exercer elle-même le métier de femme de ménage.

Petit éloge de l’incompétence de Michel Claessens (Éditions Quae, novembre 2013).

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