La 5e circonscription de la Somme marquée par l’absence d’un candidat En Marche!

© IP3 PRESS/MAXPPP / Vincent Isore

La 5e circonscription de la Somme est l’une des plus étendue avec 250 communes. S’y affrontent un député sortant élu en 2002, 8 candidats face à lui inconnus pour la plupart, un front national très fort à la Présidentielle, une gauche divisée mais pas de candidat LREM. État des lieux.

Député depuis 15 ans, Stéphane Demilly se représente pour la quatrième fois. Son atout : son enracinement. En 2012, il avait été réélu confortablement avec 58% des voix face à une adversaire socialiste. Face à lui, il n’y aura pas de candidat LREM. Certains l’accusent même d’être intervenu… « Le parti a pris cette décision au vu, probablement, du score important qu’a réalisé le Front National », se défend le maire d’Albert.

Il faudrait plutôt y voir une « compabilité d’idée » du candidat, qui a soutenu Alain Juppé. Son projet, défendre un territoire avec l’aéroport. Son cheval de bataille, le Canal Seine-Nord . « Je voudrais bien, une fois de plus, participer à la sortie de ce canal, pas seulement en tant que tuyau mais en tant que plateforme industrielle. L’idée est de faire venir des entreprise qui crééeront de l’emploi autour de ce canal. »

Ruralité et pauvreté

Le FN, qui a reçu 55% des voix au second tour de la présidentielle, présente Loïc Grimaux, trois fois candidats à des élections locales. L’Attaché parlementaire de Florian Fillipot ne brandit pas les thèmes de l’insécurité mais de la ruralité. « Depuis 15 ans, les déserts médicaux s’accentuent, il y a toujours une augmentation accrue du chômage, les centre-villes de Péronne ou Roye sont directement touchés par cet oubli »

Persuadé d’être au second tour face au front national, Olivier Spinelli, ex élu du PS est investi par la  France Insoumise. Son combat prioritaire dans un secteur frappé par les suppressions d’emploi industriels : la lutte contre la pauvreté. « Ce ne sont pas des mesurettes locales qui vont résoudre ce problème. Il faut opter pour un programme de rupture avec le programme actuel pour pouvoir changer vraiment les choses »

Pour le parti communiste Valérie Roussel regrette elle une gauche désunie qui conduit à l’échec.  Celle qui  se présente pour la première fois aurait souhaité que les Insoumis fassent front commun avec elle comme l’ont fait les ouvriers de l’usine Painter à Ham. « Les ouvriers se sont battus, se sont rassemblés, et c’est en luttant qu’on peut gagner les choses. » 

Les autres candidats :

  • Régis Liévrad (Lutte ouvrière)

  • Olga Sorokina – Dollé (Debout La France)

  • David Makowski (Union Populaire Républicaine)

  • Florence Perdu (Parti de la France)

  • Thierry Vindevogel (Sans étiquette)

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