Lutte ouvrière se prépare   à la révolution et propose des solutions pour demain 

Grégory Laloux, Anne-Marie Deflandre et Régis Scheenaerts (de gauche à droite) à l’écoute des militants et du public.

Lutte ouvrière organisait une réunion publique, mercredi soir, salle Pierre-Bachelet à Haisnes, afin de présenter ses candidats aux législatives, mais aussi de faire un point sur les combats futurs. 

« Nous n’avons pas vocation à être élu mais à défendre le camp des travailleurs. » . Dès le début de la réunion publique à Haisnes, les candidats de Lutte ouvrière préviennent que l’ambition pour les législatives de juin est de peser sur le débat. Comment pensent-ils l’influencer ? Pourquoi se présenter ? « Il faut renverser la société actuelle. Droite et gauche, c’est pareil. Nous devons mettre fin aux privilèges », insiste Anne-Marie Deflandre, candidate dans la 9 e circonscription.

Ce ne sont pas  les députés qui ont  le pouvoir,  mais les milliardaires  et les actionnaires. ANNE-MARIE DEFLANDRE

Comment convaincre les électeurs que la solution ne se trouve pas au Front National qui réalise de gros scores sur les terres de la gauche ? Pour Régis Scheenaerts, candidat dans la 12 e circonscription «il va falloir que le peuple se réveille car aujourd’hui les syndicats majoritaires sont inutiles. Nous allons montrer que le parti d’extrême-droite est dangereux et qu’il n’apporte aucune solution. La division et le nationalisme ne sont pas des réponses».

Et pour Lutte ouvrière, la menace est imminente : «Avec le choix du gouvernement, M. Macron a choisi un virage à droite toute. Il va falloir s’attendre à de fortes attaques dès cet été par le biais d’ordonnances. Il faut créer un nouvel élan avec un nouveau parti ouvrier », souligne Grégory Laloux, le suppléant d’Anne-Marie Deflandre.

EXPLOSION SOCIALE À VENIR

Pour Régis Scheenaerts, « de grandes manifestations, réunissant tous les travailleurs, sont à prévoir rapidement ». Les trois candidats soulignent que l’ouvrier est la base indispensable du système et que sans lui tout s’effondre. Ils souhaitent plus d’internationalisme et une démocratie réelle. Dans la salle Bachelet, un militant prévient que le combat ne sera pas facile :

«N’oublions pas que l’armée et la police sont au service des patrons. Il faudra être prêt à se défendre avec nos armes nous aussi. »

Pour Anne-Marie-Deflandre, « ce sont les mères qui commenceront le combat ». Pour les candidats Lutte ouvrière, il n’existe qu’une solution, «reprendre les rênes et le contrôle de la vie avant de pouvoir changer les choses en profondeur ». Régis Scheenaerts insiste même sur le rôle du peuple : «La Loi Travail, ce n’était qu’un début. Comme les syndicats, en haut, ne veulent pas mener la bataille, il faudra que ça vienne d’en bas mais on ne sait pas quand ». Lutte ouvrière va donc faire face à un immense chantier mais reste optimiste quant à l’avenir.

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