Dans le Béthunois, Xavier Bertrand et Olivier Gacquerre en soutien de Pierre-Emmanuel Gibson

Jean-Philippe Boonaert (à gauche) et Pierre-Emmanuel Gibson : « Un binôme à l’image du territoire », selon le candidat LR. PHOTO « LA VOIX »

Une centaine de personnes assises. Moins que Stéphane Saint-André qui avait accueilli près du double ? Pierre-Emmanuel Gibson s’en moque. Le candidat LR a préféré battre la campagne dans les cafés, carburant «  au Perrier ». Des soirées harassantes suggérant l’image d’un homme de terrain. «  Je fais campagne comme un militant que j’ai toujours été.  »

Une ambiance calme pendant les discours de ses soutiens : Jean-Pascal Scalone, Alain Michaux et Jacqueline Himbert (de la majorité municipale), Jean-Luc Decoster (1er adjoint au maire de Laventie), Simon Jombart (conseiller régional) et Jean-Philippe Boonaert, maire de Laventie, son suppléant dans cette aventure.

« Je fais campagne comme un militant que j’ai toujours été. »

Les applaudissements commençaient à poindre lors du discours de Pierre-Emmanuel Gibson, explosant lors du – long – discours de Xavier Bertrand, président de région aux talents de tribun incontestables. Un invité dont la présence esquissait l’idée d’un canal Région-député des plus profitables pour la 9e circonscription.

Le candidat n’a jamais cité le nom de ses opposants. Sobre envers Stéphane Saint-André (PS-PRG), il ne s’est pas attardé sur le candidat FN, mais y a été d’un feu nourri sur Marguerite Deprez-Audebert (La République en marche)(1).

Le premier-adjoint béthunois s’est posé en renouveau. Un homme politique jeune (31 ans), venant de la société civile (de l’industrie), qui n’a pas peur «  d’aller mettre les mains dans la merde  », ne faisant pas de notes de frais, roulant avec sa propre voiture, payant son carburant. Un homme qui «  assume  », son leitmotiv depuis trois ans, qu’il a martelé vendredi soir comme un emblème.

Olivier Gacquerre était là

Pour le candidat LR, il fallait aussi faire passer un message : tout va bien avec son maire, Olivier Gacquerre. «  Il était à Londres aujourd’hui par rapport au projet Smart city. Mais il sera là, lançait-il vers 20 h 30. Ça va clore les débats, toutes les rumeurs.  » Et lui permettre de dérouler, sur du velours, ce qu’il considère comme sa carte maîtresse : son bilan au bout de trois ans de travail à la mairie de Béthune, où il gère les finances. « 8 millions d’économies.  » «  Je ne cumulerais pas, promet-il aux Béthunois. Mais je ne vous abandonnerais pas. Je resterai conseiller municipal si je suis élu.  »

À 20 h 45, Olivier Gacquerre faisait son entrée, honorant ainsi sa promesse des municipales. À lui la mairie. À son premier-adjoint la voie libre pour la députation. Un accord qui n’a pourtant pas toujours semblé couler de source dans les coulisses de l’hôtel de ville. Mais mieux vaut tard que jamais, dit le dicton…

SOURCE LA VOIX DU NORD

(1) Compréhensif si on analyse le sondage ci-dessous.  La candidate Modem-Majorité présidentielle risque de le disqualifier pour le second tour.

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