L’appartement et la résidence secondaire de Claude Guéant confisqués

Selon Le Parisien, l’ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy, au centre d’une enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 2007, a été privé de ses biens immobiliers le 12 juin dernier.

Deux ans après sa mise en examen pour «blanchiment de fraude fiscale en bande organisée» et «usage de faux», dans l’enquête sur le financement par la Libye de la campagne présidentielle de 2007, Claude Guéant est rattrapé par la justice. Selon Le Parisien, les biens immobiliers de l’ancien ministre de l’Intérieur viennent d’être confisqués. Seraient concernés l’appartement de l’ancien secrétaire général de l’Élysée dans le XVIe arrondissement parisien et sa résidence secondaire dans le Maine-et-Loire. Claude Guéant n’est pas pour autant à la rue, il «peut toutefois continuer à occuper ses biens mais ne peut les vendre», écrit le journal, qui précise q’une ordonnance de confiscation a été prise par les juges le 12 juin dernier.

90 m2 dans le XVIe arrondissement

La justice s’intéresse à un virement de 500.000 euros effectué sur le compte de Claude Guéant en 2008. Au moment des révélations sur ce virement, l’ancien ministre de l’Intérieur avait expliqué qu’il s’agissait d’une somme versée par «un confrère avocat», issue de la vente de deux tableaux de l’artiste néerlandais Andries Van Eertvelt (1590-1652). Or, plusieurs spécialistes du marché de l’art estimaient qu’un tel prix de vente était tout à fait surévalué.

Selon Le Parisien, «les enquêteurs soupçonnent une vente fictive, un montage financier destiné à faciliter l’achat d’un appartement de 90 m2 dans le XVIe arrondissement de Paris pour un montant de 717.500 euros réglé comptant». Ce logement fait partie des biens confisqués.

«On peut s’étonner que de telles mesures conservatoires soient prises plusieurs années après le début de l’instruction et alors que rien de nouveau ne justifie celles-ci, s’insurge Philippe Bouchez El Ghozi, l’avocat de Claude Guéant, cité par Le Parisien. Certains pourraient légitimement considérer que ces mesures constituent, en réalité, une forme désespérée de pression et de sanction en dehors de tout jugement dans un dossier qui patine complètement.»

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