Hong Kong: «Nous allons continuer à dire la vérité à ceux qui ont le pouvoir»

Une manifestation s’est déroulée ce samedi 1er juillet dans l’après-midi à Hong-Kong. Jusqu’à 60 000 Hongkongais sont descendus dans la rue pour réclamer plus de démocratie, «armés» seulement de leurs parapluies et de leurs pancartes revendiquant «démocratie, dignité et libertés» Ils ont fait face à un important dispositif sécuritaire.

Avec notre envoyée spéciale à Hong Kong, Heike Schmidt

« Lutter pour Hong Kong » est écrit sur le t-shirt de Michelle. Une manifestante qui se dit inquiète pour sa ville : « Le Hongkong que nous avons connu disparaît sous nos yeux. Le principe « un pays deux systèmes » ne nous a jamais apporté ce qu’on nous avait promis. C’est donc très important pour nous de nous battre pour la démocratie afin de reprendre possession de notre ville. »
Il faut défendre les libertés de Hong Kong, mais sans oublier celles de la Chine, explique plus loin un jeune syndicaliste en brandissant son drapeau vert : « Le mot « démocratie » est écrit en chinois dessus. Nous n’avons pas le droit d’aller en Chine pour aider les ouvriers, mais nous savons que les syndicats y sont opprimés, parce qu’ils veulent lutter pour les droits des travailleurs. »
Il ne faut pas franchir la ligne rouge a averti le président chinois le matin même à Hong Kong :

« Tous les efforts pour mettre en péril la souveraineté nationale, pour défier l’autorité du gouvernement central et la loi fondamentale de Hong Kong » seraient « absolument inadmissibles ».

A ce discours musclé, Albert Ho, président de l’Alliance hongkongaise pour la démocratie, répond avec sagesse : « Nous sommes faibles. Nous nous sentons réprimés, mais nous ne sommes pas en mesure de répondre avec force. Nous sommes des gens normaux. La seule chose que nous pouvons faire c’est exprimer notre mécontentement. Nous allons continuer à dire la vérité à ceux qui ont le pouvoir. »
Le matin même, une autre manifestation, moins importante, avait eu lieu. Non sans difficultés.

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