FAUT-IL DEMANDER LA DESTITUTION DU MAIRE DE BÉTHUNE ?

Qu’est-ce qu’un conseil municipal ? C’est un peu la question qui était sur toutes les lèvres à la fin de celui de Béthune, mardi. Est-ce un lieu de débat, de confrontation des points de vue, ou une chambre d’enregistrement ? Car plus de 60 délibérations, bouclées en une heure pile, cela laisse peu la place à la discussion et c’est du jamais-vu.

Alors pourquoi cette précipitation béthunoise ? Il semblerait que la première passe d’armes au sujet du personnel communal (lire notre édition d’hier) ait créé des crispations. Et fermé toute possibilité de dialogue entre l’opposition et la majorité. Majorité qui s’est donc contentée de lire le lapidaire intitulé des délibérations de manière très empressée et de les soumettre au vote, jetant un œil souvent froid en direction de leurs opposants, muets.

Seul Jean-Marc Dendiével, du groupe de Jacques Mellick, n’a pu résister à l’envie de le signaler ironiquement. «  Vous allez vite ! (…) Galopons encore un peu, allez c’est parti !  » De quoi agacer davantage le premier adjoint et le maire (rétorquant un cinglant «  Je sais Jean-Marc, qu’on va trop vite pour toi  ») qui estiment de concert que les choses doivent être débattues en commissions et reprochant à l’opposition de ne pas y assister. «  Comment voulez-vous connaître les dossiers si vous n’êtes pas là ?  » «  Mais nous, nous ne vivons pas de notre boulot d’élu, nous vivons de notre travail, et au moment des commissions, nous travaillons  », a lancé, excédé, Michel François.

Bref, mardi, le conseil municipal est donc devenu une simple chambre d’enregistrement où les projets ont été peu ou pas du tout expliqués ni commentés. Une frustration pour les gratte-papier que nous sommes, avides d’infos.

«  Nous sommes dans la loi. Je ne vais pas perdre mon temps à répondre à des invectives, j’ai d’autres choses à faire  », a réagi en aparté Olivier Gacquerre à la fin du conseil…

qui ne semblait donc pas avoir de train à prendre.[…] « 

Par Anne-Claire Guilain . La Voix du Nord

NDLR ; On peut légitimement se demander si le costume de maire n’est pas trop grand pour Olivier Gacquerre qui n’a peut-être pas la capacité intellectuelle pour soutenir une discussion et encore moins pour construire des consensus. C’est simple tout ce qui est contraire à ses « certitudes » n’est qu’« invectives ». On prend, malheureusement, de plus en plus conscience qu’il est inapte à l’exercice des fonctions de maire et si la procédure de destitution existait, nous n’hésiterions pas à la saisir.

Les poubelles donnent des ailes aux ambitions du maire de Béthune

Souvenez-vous de son refus de débattre au foyer François Albert sur sa réforme du service de ramassage des ordures ménagères et l’installation des hideux et inadaptés   conteneurs!  D’autant plus, que JPC avait démontré, avec pertinence et expérience, le  ridicule de cette pseudo alternative… Un projet qui a coûté la bagatelle d’un million d’euros jeté par les fenêtres. Espérons que la Chambre Régionale des Compte demandera justice.

La qualité essentielle d’un élu est l’écoute et l’humilité pour servir ses concitoyens et l’intérêt général. Pas l’insulte ou le mépris,  comme mardi lors  du conseil municipal envers le conseiller d’opposition Jean-Marc Dendiével ou lors  des séances précédentes, envers Michel François…Lamentable et indigne d’un premier magistrat.

Surtout quand on est un professionnel de la politique qui ne vit que des impôts des béthunois. Son agressivité verbale n’est que le masque de son incompétence, de plus en plus notoire.

Vivement 2020 !

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