Boris Boillon, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, condamné à un an de prison avec sursis pour « blanchiment de fraude fiscale »

L’ancien ambassadeur avait été interpellé à la gare du Nord, à Paris, en 2013, en possession de 350 000 euros et 40 000 dollars en espèces, non déclarés, alors qu’il s’apprêtait à monter dans un train pour la Belgique.

Boris Boillon, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, arrive au palais de justice de Paris le 23 mars 2017. (PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)

Boris Boillon, ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, a été condamné, vendredi 7 juillet, à un an de prison avec sursis pour blanchiment de fraude fiscale par dissimulation et manquement à l’obligation de déclaration de transferts de capitaux. Le tribunal correctionnel de Paris a assorti cette peine d’une interdiction d’exercer toute fonction publique et de gérer une société commerciale ou industrielle pendant cinq ans, ce qui implique son départ du ministère français des Affaires étrangères. Le tribunal a également ordonné la confiscation des sommes saisies.

Boris Boillon s’était lancé dans les affaires en 2012 après avoir été ambassadeur de France en Irak puis en Tunisie. Ce « Sarko boy » de 47 ans avait alors créé une société de conseil en affaires, Spartago, opérant essentiellement en Irak.

Condamné à des amendes de 131 000 euros

Il avait été interpellé par des douaniers à la gare du Nord, à Paris, le 31 juillet 2013. L’ancien ambassadeur était en possession de 350 000 euros et 40 000 dollars en espèces, non déclarés, alors qu’il s’apprêtait à monter dans un train pour la Belgique. Il avait assuré que ces sommes provenaient de ses activités en Irak, où il ne pouvait, selon lui, être rémunéré qu’en liquide. Boris Boillon avait nié toute intention de s’approprier cet argent à titre personnel ou avoir voulu délibérément frauder le fisc.

Le tribunal correctionnel de Paris a également condamné l’ancien ambassadeur à payer plusieurs amendes, pour un montant total de 131 000 euros. Son avocat a déclaré qu’il conseillerait à son client de faire appel.

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