Le Département les lâche, la Région les rejette, les salariés d’Aditec sont amers

Lors de leur dernière assemblée générale, les entreprises adhérentes à l’association aditec ont validé les comptes qui, pour 2016, dégagent encore un excédent.

Lors de leur dernière assemblée générale, les entreprises adhérentes à l’association aditec ont validé les comptes qui, pour 2016, dégagent encore un excédent.

Comme le rappelle Guy Farrugia, président bénévole d’Aditec, une structure qui depuis 25 ans accompagne les projets d’innovation des entreprises, «  La loi Notre reconfigure les espaces territoriaux et reprécise les compétences.  » Conséquence directe, l’association a perdu près de 75 % de son financement, ce qui l’a conduit à déjà se séparer de 3 de ses 10 salariés. En cause, le conseil départemental qui se recentre autour de ses compétences et le conseil régional qui souhaite préserver son propre effectif.

« Ce n’est pas ma faute… »

«  On est passé, commence le responsable, du sourire au scepticisme, voire à l’inquiétude.  » En effet, il était question un moment que la Région intègre une partie de l’équipe d’Aditec. « Aujourd’hui, rage Guy Farrugia, tout le monde se renvoie la balle. Le Département ne peut plus, la Région ne peut pas. Le sport national, c’est de se disculper en disant  : «Ce n’est pas ma faute !». »

Et le président de s’insurger encore : «  Nous n’avons même pas reçu un mot d’empathie du Département, alors qu’un travail extraordinaire a été effectué. C’est inouï de pouvoir casser un outil pareil.  » La Région en prend aussi pour son grade : «  Leur position est dogmatique : il y aura zéro recrutement à l’extérieur. Leur explication : on a des gens chez nous, on fait avec les gens chez nous. On n’a pas le choix.  »

Abdelkader Bousnane et Guy Farrugia ont choisi un nouveau modèle économique.

Mais ce que regrettent surtout Guy Farrugia et Abdelkader Bousnane, directeur d’Aditec, c’est que «  les agents régionaux envoyés sur le terrain n’en auront pas forcément l’envie ni la compétence  ». «  C’est une façon un peu cynique, insiste le président, de dégraisser le mammouth.  »

En 2016, l’association dégageait encore un excédent d’environ 171 000 € mais elle prévoit en 2017 un déficit de 460 000 €. Ses fonds propres permettront d’absorber ce solde négatif mais le nouveau modèle économique mis en place devra vite faire ses preuves, «  avant juin 2018  ». En effet, Aditec va se recentrer sur ses «  activités les plus rémunératrices  » et facturer ses prestations : «  On va se créer notre entreprise.  »

Contact : http://www.aditec.org/

Source La Voix du Nord

NDLR : C’est scandaleux pour ceux qui connaissent l’expertise et le savoir faire de cette structure et surtout son bilan . La ville de Béthune compte pourtant dans ses rangs plusieurs conseillers régionaux, mais qui se préoccupent plus à défoncer des portes ouvertes et à voir leurs binettes dans la gazette locale que du développement économique.

Le béthunois compte également deux conseillers départementaux dont une vice-présidente, plus doués pour les dépôts de gerbes que de se mouiller la chemise pour défendre le territoire.

Un territoire qui compte aussi deux députés … Mieux vaut se taire.

Quant à la communauté d’agglomération Béthune-Bruay, c’est un tonneau vide, dont on connaît l’addiction à augmenter les impôts (+20%) et surtout des services techniques performants (aux dires d’Olivier Gacquerre) pour entreprendre des études pour moderniser le service de ramassages des ordures ménagères, avec le résultat que l’on connaît. La médiocrité n’a jamais été source d’innovation.

Pauvre béthunois. On regrette de plus en plus un Mellick même avec ses casseroles!

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