MADURO, LE CAILLOU DANS LA CHAUSSURE DES INSOUMIS

 

Malgré les morts dans les manifestations et la situation catastrophique du pays, Jean-Luc Mélenchon et les siens se refusent à condamner. 

« C’est un droit très important. Quand le peuple a voté, tu t’en vas ! » Ainsi parlait Jean-Luc Mélenchon en mars dernier, pour promouvoir son «référendum révocatoire » inscrit dans son programme présidentiel pour la VI e république. Le principe : dès lors que sont réunies suffisamment de signatures de citoyens pour le convoquer, un référendum est organisé pour décider – ou pas – du départ d’un élu contesté, à commencer par le président de la République. Cette idée vient tout droit du Venezuela de Hugo Chavez, disparu en 2013, dont Jean-Luc Mélenchon a fait une source d’inspiration jusqu’à prôner, pendant cette même campagne, une « alliance bolivarienne »… Aujourd’hui, les opposants majoritaires au successeur choisi par le « commandante », Nicolas Maduro, auraient volontiers exercé leur droit de révocation à mi-mandat, comme Hugo Chavez s’y était soumis en son temps. Mais bien sûr, son successeur a tout fait pour renvoyer ce référendum aux calendes grecques ! Et on n’a trouvé personne au sein de la « France insoumise » pour s’en indigner.

PAR HERVÉ FAVRE, La Voix du  Nord.

 

Depuis quatre mois, 120 personnes ont été tuées dans les manifestations contre le régime ; les principaux opposants sont en résidence surveillée, voire détenus ; l’inflation dépasse 700 % et les magasins sont vides. Nicolas Maduro a installé, hier, sa « constituante », dotée de tous les pouvoirs et boycottée par l’opposition, pour réécrire la Constitution héritée de Hugo Chavez. On se demande jusqu’où le Venezuela devra sombrer vers la dictature, la violence et la faillite économique pour entendre Jean-Luc Mélenchon et ses amis rompre franchement avec ce modèle devenu un repoussoir. Aujourd’hui, le Venezuela est un gros caillou dans la chaussure des Insoumis qui sont confrontés à chaque passage dans les médias à l’échec du «chavisme »…

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