BRUAY-LA-BUISSIÈRE : Manif au marché de la gare :   (presque) tous contre Macron 

Hier matin, les agents de la propreté bruaysiens ont manifesté au quartier de la gare. Dix-sept d’entre eux risquent de perdre leur job, suite au gel annoncé du financement des contrats aidés, voulu par le gouvernement. Calicots, exposants, badauds : Emmanuel Macron n’était pas à la fête.

Marché de la gare, hier matin. Le soleil a beau être au rendez-vous, l’ambiance est à l’orage. Les langues se délient au passage des « Poussins » du service propreté bruaysien, menacés par le gel des contrats aidés voulu par le gouvernement, venus manifester.

Vous allez pas nettoyer après le marché? Bah c’est Macron et sa famille qui vont venir. 

Bien sûr, il y a leurs pancartes. « Macron, démission», « non à l’austérité », « Non à la suppression de nos contrats ». Didier s’est même déguisé en Brigitte Macron. Si rien ne change, le 15 octobre, il se retrouvera au chômage. Ils sont seize dans le même cas. Mais il n’y a pas qu’eux. Emmanuel Macron, le président de la République, focalise les critiques.

« ÇA VA FINIR PAR CLAQUER »

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Un exposant aux manifestants : « Vous allez pas nettoyer après le marché ? Bah c’est Macron et sa famille qui vont venir. » Les manifestants partis, il embraye sur le RSI. « Ils disent qu’ils vont le supprimer. Mais ils vont juste changer le nom. »

Nelly, elle, n’évoque pas le président. Mais la Labuissièroise, venue faire son marché, est inquiète. « C’est vrai que pour les jeunes, il n’y a rien. On se fait énormément de soucis pour nos petits-enfants. » Deux jeunes passent, enceinte crachant du rap autotuné à la main. « Arrêtez, Macron c’est un bon président. »

Ça n’est visiblement pas l’avis de cette dame qui encourage les manifestants : « Vous avez raison de faire grève. » Le Monsieur qui l’accompagne prononce le nom du président, puis baisse son pouce vers le bas. « Ça va finir par claquer », lâche-t-il.

Ce n’est pas Bernard Cailliau, le maire labuissiérois, de passage au marché, qui volera au secours d’Emmanuel Macron : « Je trouve ça scandaleux, la façon dont ils (les salariés en contrat aidé) sont traités. » Et l’élu d’évoquer la baisse de 5 € des APL décidée par le gouvernement.

« Quand je pense que le président du Département a soutenu le programme de Macron ! »

Michel Dagbert appréciera. Juste à côté, quelqu’un commente la situation : « On va droit dans le mur. »

Fin de cortège. Corinne, une promeneuse venue discuter avec un agent, donne son point de vue. «Plus on avance, plus on recule. » En marche… arrière?

Source la Voix du Nord, 

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