BÉTHUNE . ENVIRON QUATRE CENTS FAINÉANTS MANIFESTENT CONTRE LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL

« Les  prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes » PHOTO Haut de France Media

« Macron si tu savais, ta réforme , ta réforme, où on te la met » , scandent  dans une ambiance chaleureuse des manifs des grands jours, plus de quatre cents fainéants béthunois ! Une mobilisation réussie qui en dit long sur le mécontentement local, aux réformes gouvernementales.

Marie Boineau Debout la France béthunois Photo Haut de France Médias

Des élus, notamment Alain Wacheux, Président de la Communauté d’agglomération Béthune-Bruay ou Nathalie Delbart , Vice -présidente du Conseil Départemental et quelques politiques sont venus par solidaritité apporter leurs  soutiens.

On trouve dans le cortège, rythmé par les cornes de brume et les pétards, les syndicats CGT, FSU, Sud et quelques FO. Des employés de Plastic Omnium à Ruitz, du refuge animalier de Vermelles menacé de disparition si on lui supprime ses contrats aidés et une importante délégation d’agents municipaux d’Annezin , avec leur adjoint aux  travaux Philippe Scrivani.

Le refuge animalier de Vermelles est menacé de disparition Pour signer la pétition contre la fermeture  :https://www.change.org/p/lombart-daniele-suppression-des-contrats-aid%C3%A9s-au-refuge-de-vermelles Photo Haut de France Média

Un autre adjoint de cette commune se montrait très  actif dans le cortège à faire signer une pétition. Patrick Vanderpote, adjoint aux finance et responsable syndical au centre hospitalier de Béthune-Beuvry, faisant signer une pétition contre la fermeture du service de cardiologie de l’établissement. 

Point d’élus de la majorité municipale béthunoise, et pas de maire. Il est vrai que les manifestants ne sont pas les  « grands électeurs « des futures  élections sénatoriales… C’est sans doute pourquoi, les manifestants se sont arrêtés sous les fenêtres de la mairie – où de nombreux agents sont aussi en grève – avant de repartir vers la Grand’place. En laissant un tag à la peinture rouge sur le parvis avant de partir. Un «  dérapage  » qui provoque l’ire du premier adjoint Pierre-Emmanuel Gibson… Un « FN » barré et la signature CGT, l’élu qui annonce déjà que la mairie va porter plainte pour « dégradation du domaine public ».

Le rond point Saint fut bloqué une dizaine de minutes provoquant d’affreux embouteillages comme la gare de Béthune vers 11h30. Beaucoup de manifestants rejoindront Lille après la manifestation.

«  On a 220 inscrits pour la manif régionale, nos quatre bus sont pleins  », nous annonce Stéphan Doloy de l’union locale de la CGT.

Sur le fond, la Une (ci-dessous) de « Tchio FAKIR, Journal fâché avec tout le  monde. Ou presque » , distribué dans le cortège,résume parfaitement la situation :

NDLR : Sauf erreur de notre part, pas de Henri Tobo dans le cortège.  Souffrant ? Bien que notre militant cégétiste milite aujourd’hui à la GCT-Retraités, et que cette manifestation concernait la réforme du Code du Travail.

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